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MessageSujet: Otgonbayr Isbeth   Mer 10 Aoû - 16:29




Fiche de présentation
Otgonbayr Isbeth



• Nom :Otgonbayr
• Prénom : Isbeth
•  Age : 19 ans
• Sexe : féminin
• Rang : Étrangère
• Métier : Esclave


Caractère

Isbeth est une jeune fille un peu compliquée. Bien que dressée à être un joli bibelot fait pour distraire l’œil et l’oreille, elle ne manque pas d’aspirations, de rêves ou d’ambitions.
Elle sait que sa marge de manœuvre est étroite, et encore habituée à ce que sa mère pense pour elle, la conseille et la soutienne, l’ancienne concubine n’est pas des plus autonomes pour prendre des décisions pour elle-même. Elle ergote, elle hésite, elle prend des avis… à tel point qu’elle en devient facilement manipulable, dans un monde où elle ne sait vers qui se tourner pour trouver confiance et amitié sincère.
De par sa position également, la demoiselle n’aspire qu’à trouver une âme qui s’accorde avec la sienne sous le sceau de la camaraderie. En effet, elle déteste se sentir esseulée ou abandonnée ; même si elle n’accordera pas sa confiance à n’importe qui – expérience oblige.
Sa condition d’aveugle l’amène également à se montrer plutôt méfiante, voir un peu paranoïaque, surtout la nuit, où des cauchemars la hantent, à tel point que le sommeil la fuit désormais, la laissant en proie à des insomnies répétées.

Outre son anxiété plutôt récente et la relative méfiance qu’elle ressent envers ses pairs féminines, elle n’a absolument aucune expérience des hommes, si ce n’est dans le domaine de la chambre à coucher. Même si elle se montre très pragmatique en ce qui concerne ses chances de tomber amoureuse et autres actes romantiques, il n’est cependant pas dit qu’elle ne soit pas, au fond, remplie de rêves d’un romantisme niais et d’espérances inavouées, même s’il lui faut admettre que les rapprochements de la chair l’ennuie à mourir et lui soulève le cœur à la simple pensée.
Il est cependant à noter qu’elle se montre extrêmement bonne actrice lorsqu’il s’agit de simuler des sentiments et que l’art du mensonge lui soit fort aisé, sinon pratiquement naturel.

Très soumise à la gent masculine, Isbeth a une forte conscience des différences de classe sociale, même si évidemment elle aspire plutôt à se hisser vers le haut.

Très peu cultivée, elle se montrera certainement curieuse et bonne élève si quelqu’un se donne la peine de l’éveiller aux arts littéraires et intellectuels en général.
Néanmoins, chanter et composer lui procure un bien-être, une détente inégalée, et c’est pour elle une véritable oasis de paix que de pouvoir s’y adonner – bien avant le plaisir de ses maitres.
Enfin, capricieuse, aimant l’art et les belles bijoux, elle n’a pas la plus petite idée du coût de la vie ; mais cependant intelligente et douce avec ceux qu’elle considère comme ses alliés, elle sait d’instinct avec qui se montrer entêtée et avec qui il semble nécessaire de se montrer d’une patience d’ange, pour le meilleur bénéfice de sa survie.


Physique

Dans ce domaine, Isbeth a été fort bien pourvue par la nature. Elle sait qu’elle est belle et elle en joue, presque comme de sa seule arme pour survivre – et pourquoi pas, se hisser dans l’échelle sociale d’un monde qu’elle ne maîtrise que peu.
Isbeth est d’une taille plutôt grande pour l’époque (environ 1mètre 65) pour des formes voluptueuses et arrondies aux bons endroits.
Pourvue de bonnes hanches, d’une poitrine très amplement pourvue, elle a aussi une taille très marquée et un ventre plat et bien musclé de par ses danses quotidiennes. Notre jeune esclave étrangère a par ailleurs un excellent tonus, si ce ne sont ses dents qui la font souffrir tout de même régulièrement, et qu’elle soignait au lait de pavot, la laissant perdue dans une bienheureuse torpeur des jours entiers.

Des cheveux plutôt châtains clairs mettent en relief une peau cuivrée, presque d’une teinte bronze, qui brunit jusqu’à en devenir quasiment noire si on l’expose au soleil de midi trop longtemps.
Ses cheveux longs encadre un petit visage rond, lui aussi point trop mince, avec de jolies joues encore enfantines, d’une couleur encore naturellement rosée – quand l’esclave ne les soulignent pas avec un peu de rouge. Enfin, ses lèvres charnues appellent aux baisers, même si l’esclave sait jouer parfois de son sourire pour se donner une physionomie innocente et pure.

Désormais, un bandeau d’étoffe interdit la vue de ses orbites crevées et desséchées. Elle ajuste sa coiffure en conséquence désormais, délaissant les chignons pour exposer librement des cheveux savamment bouclés, dont la longueur atteint pratiquement la poitrine.

Un tatouage fait principalement de poudre d’or et de teinture au henné, en forme d’oiseau de feu, recouvre la quasi-totalité de son dos.


Compétence par groupe


Profession : Courtisane (4)
Compétence 1 : Art des poisons (1)
Compétence 2 : Chant (2)
Compétence 3 : Harpe (1)


Histoire


Année 1235-1244

Un nuage de sable s'envola dans la lumière flamboyante de la journée déclinante, pour s'évanouir dans le lointain, avalée par la luxuriance de la forêt qui se devinait généreuse, rendue exubérante par la proximité vivifiante d'un petit lac, en plein cœur de l'oasis, située à la limite du désert de Tassilie. Un éclat d'or frappa la tête de l'enfant qui s'était faufilée, avec toute l'agilité de son âge, jusqu'aux balcons du Kelaar, le petit palais miniature réservé aux femmes. Sa petite main agrippa la céramique bleutée, pour se hisser sur les moulures délicates qui formait le rebord. Elle se redressa, balayant la pierre froide et lisse de son ample robe blanche. Ses pieds bronzés s'émerveillèrent de ce contact frais, enivrant, avant de se tourner vers l'horizon, barré par un large mur aux fresques colorés. Au dehors, la ville de Radyazar, ville nichée au cœur d’une immense oasis, aux portes du désert, bruissante de vie, que l'enfant ne pouvait qu'écouter, curieuse, presque étonnée de ce tintamarre déplacé. Comment le monde pouvait-il exister au delà de l'enceinte de sa maison ? Qu'existait-il, là, dehors, qui puisse la faire rêver avec autant d'ardeur ? Elle était née ici, dans ce palais du grand royaume de Tassilie, progéniture oubliée du seigneur des lieux, où chacun de ses désirs raisonnables étaient satisfaits ; mais l’envie de s’enfuir, de découvrir ce qui se passait au-dehors, ne pouvait être assouvi. Car par-delà la ville, la verdure ne s’étendait que sur quelques kilomètres ; et la mer de sable meurtrière reprenait ses droits.  

Du haut de ses six ans, Isbeth Otgonbayr, fille unique et tant aimée de celle que les autres femmes appelait « Nuage ardent » - la favorite de leur maitre, une splendide Khösz capturée avant sa naissance, au corps aussi blanc que l'albâtre, aux yeux clairs et au parler aussi exotique que la couleur blond pâle de ses longs cheveux soyeux – était déjà une petite personne aussi pragmatique que consciente de ses droits et de ses devoirs dans l'enceinte de ce qu'elle appelait sa « maison ». Drôle de demeure en vérité pour une enfant que ce minuscule harem, aux rivalités innombrables et sournoises, mais elle n'avait jamais connu que le Kelaar dans sa petite existence. Un peu plus qu'une esclave, beaucoup moins qu'une citoyenne, elle était destinée aux dires des servantes à devenir une concubine d'Ishim, le cousin du seigneur actuel, qui régnerait bientôt en maitre incontesté sur la ville marchande. Bien supérieure en statut aux femmes qui venaient prendre soin d'elle, elle faisait partie de ces créatures qui n'avaient ni droit à l'amour, ni droit au mariage ; et si on se hâta de lui inculquer  à prendre soin de son corps, à danser, à connaître et à ériger la beauté en vertu cardinale, à ne pas adresser la parole aux hommes sans visage chargés  d'entretenir le fabuleux parc dressé au sein du harem, elle ne savait toujours rien de l'homme de qui elle dépenderait. Si proche mais pourtant inaccessible, le château du seigneur dressait ses deux tours de pierre dans un ciel d'azur, tangible symbole de sa fierté et de sa puissance. Oh, comme l'enfant eut désiré connaître ce palais que ses ainées chuchotaient fabuleux, comme elle avait envie d'atteindre ses quinze ans, pour voir pour la première fois celui qui se proclamait son maitre !
« Ne soit pas trop pressée de grandir », lui répétait-on à chaque fois qu'elle soulevait le sujet. Non, cela ne voulait décidément rien dire pour Isbeth, la petite métisse aux origines à la fois Khösz et Tassilienne. Son futur, à l'instar de sa mère qu'elle ne voyait que trop rarement à son goût, ne pouvait être que merveilleux, empli de promesses et de mille rêveries de bonheur !

Elle déchanta vite.
La petite fille se vit bientôt supprimer la divine liberté de l'enfance où, laissée quasiment à elle-même, elle pouvait se promener toute la journée, en se livrant aux jeux de son âge avec ses camarades.
C'était bien fini, le temps des jeux, le temps de l'innocence... L'heure était venue de devenir adulte, alors qu'elle était désormais astreinte à une véritable éducation. Elle, la petite sauvage qui n'arrivait pas à garder ses sandales pour courir dans la terre humide, entre les palmiers et les fleurs de serre qui poussaient cloitrées ainsi que sa propre personne, dut bientôt rester sagement assise, recouverte de la tête aux pieds d'un voile blanc, suspendue aux lèvres affreusement déformés d'un eunuque chargée de lui apprendre à écrire et à lire dans le plus beau parler du pays. Et si on prit soin de ne pas lui inculquer la science du dehors, on se chargea cependant de lui apprendre ce qui allait constituer sa vie, jusqu'à ce qu'elle soit trop vieille ou trop décrépie pour paraître devant les yeux du seigneur : les arts de la séduction et de la manipulation. Et enfin, bien dressée, à l'aube de ses treize ans, Isbeth était désormais tenue à l'écart de toutes les autres. Sa mère lui avait longuement parlé de ces intrigues de palais qui déchiraient ces filles trop longtemps enfermées en rivalité haineuses et meurtrières, et n'avait réussi qu'à grande peine à faire sécher les larmes de sa fille. C'était une question de sécurité ; son étoile avait déchue, mais celle de son enfant monterait au firmament, jusqu'à obtenir la répudiation de celle sur lequel se cristallisait tout leur mépris, cette Dame qui ne réussissait pas à avoir de fils de son époux. Ce devait être son but ultime, la réalisation de toute sa vie. Ce pourquoi elle avait soudoyé un eunuque et non un domestique pour lui apprendre tout ce qu'il fallait savoir ; mais aussi pour la voir survivre.
Hors de question que qui que ce soit touche à celle qui réaliserait son rêve.

Année 1246

Isbeth Otgonbayr, dix-huit ans, dormait d'un sommeil profond quand elle en fut brusquement tirée par la vive lueur d'une lampe qui venait de surgir près d'elle, troublant la pénombre sereine de la nuit.
Elle se redressa sur son séant, les paupières lourdes d'incompréhension et d'anxiété devant la servante qui se tenait devant elle, le regard doux. Un murmure compatissant : « Il est l'heure, demoiselle. » et une main tendue suffit à lui rendre tous ses sens. Ainsi donc, voilà venu le moment pour lequel elle existait. Son maitre avait fait entendre son bon plaisir, après plusieurs mois d'attente. Après cette séance d'atroce humiliation où un eunuque l'avait emmené dans une salle avec d'autres jeunes filles du harem pour les déshabiller sous les yeux de leur seigneur, elle avait été informée qu'il pouvait la demander, à tout moment. Aussi, chaque soir se préparait-elle en vain, guettant avec une angoisse presque délectable l'instant où elle serait choisie. Elle s'était presque persuadée que cela n'arriverait jamais, avec la promptitude de la jeunesse ; et visiblement, Isbeth s'était trompée. Après que sa servante l'ait enduite de parfum, la jeune fille avait alors revêtu une tunique d'une grâce aérienne, parcourue de perles précieuses, brodée par des mains attentionnées. Le tatouage d'ornement que sa mère lui avait fait faire brillait doucement à la lumière, mettant en valeur le bronze clair et délicat de sa peau. Aujourd'hui, elle était parfaite. Elle séduirait le seigneur Ishim, elle remplacerait sa femme à ses côtés... Ah, que de rêves lentement mûris cette annonce faisait-elle éclore !

La jeune concubine ne serait jamais capable de se rappeler le trajet qui la mena jusqu'aux appartements d'Ishim, et encore moins du chemin du retour, qui se passa dans une espèce de brouillard confus où ses sens anesthésiés ne lui faisaient plus parvenir leurs désirs.
Comment... Comment était-il possible que l'amour physique tant porté aux nues, que cet … acte... qu'elle s'était toujours représenté comme sublime, transformateur, ne puisse être... que cette réalité répugnante, sale et douloureuse qu'elle s'était forcée à subir sans oser montrer la vérité sur son visage. Il avait pourtant été gentil, presque attentionné, prenant même la peine de lui offrir un splendide collier de rubis avec un compliment soufflé du bout des lèvres. Mais que sa mère soit folle de joie ou pas, Isbeth ne ressentait plus que dégoût et crainte pour son avenir. Car voilà de quoi il était fait, en vrai ! Attendre, pour se retrouver le jouet d'un vieillard, voilà ce qui ferait sa vie. Après tout, elle avait nourrie, logée et blanchie dans ce but unique. Chaque datte l'avait scellé un peu plus à ce destin. Après ce soir, elle serait une concubine officielle. Une esclave rivée à sa cage dorée, dans ce palais qu'elle commençait doucement à exécrer.
Ce qui était sûr c'est que de toute façon, elle n'avait aucun choix. Réaliser les rêves de sa mère, vivre admirée et respectée : c'était là le seul but qu'elle devrait s'autoriser. Faire preuve de faiblesse, et toutes ces femmes lui tomberaient désormais dessus. Elle était entrée dans la compétition par cette nuit cauchemardesque, ce qui impliquait désormais qu'elle devrait faire, plus que jamais, œuvre de ruse et de méfiance envers ses pairs. Elles étaient des serpents qui mordraient sans hésitation.

Année 1247

Les jours et les mois passèrent, laissant la jeune fille s'endurcir. Si les étreintes de son amant la laissaient maintenant froide, elle réussissait à simuler des sentiments passionnés plus facilement en imaginant une vie très différente, oubliant même parfois qui elle avait en réalité devant elle. L'intérêt naissant d'Ishim s'était accru à mesure que son corps s'était mué en une silhouette voluptueuse et que la détente provenant de l'habitude avait enfin eu raison de son maladresse, et elle était désormais dans une position privilégiée, répétait sa mère avec emphase. Elle avait désormais le droit de vivre dans un large appartement au décor somptueux et un peu pompeux, et presque chaque semaine un nouveau bijou ou une nouvelle robe venait compléter sa collection. Elle ne s'étonnait plus de voir des servantes accourir à son chevet au milieu de la nuit et les suivait désormais sans poser de questions. Sa mère s'occupait de tout pour elle, de toute façon. Elle le lui avait assuré, mais Isbeth n'avait pas oublié de combler les divers serviteurs de cadeaux, pour s'assurer de leur fidélité.
C'est ainsi qu'elle ne s'étonna pas qu'un eunuque, son crâne rasé recouvert par une large capuche, vienne la réveiller un soir, alors qu'elle venait à peine de s'endormir. Quoi ? Ce vieil étourneau libidineux voulait encore une danse... après tout, il était en droit de le faire.
La courtisane soupira, fatiguée, puis réveilla une servante qui dormait encore dans un coin de la pièce. Encore une fille utile, tiens...  En baillant, la jeune fille revêtit une robe de soie pêche, longue, au luxe éhonté, puis fit coiffer ses cheveux bruns en une tresse parcourue d'une chaine d'argent. Un diamant à son cou diaphane, et elle était prête, fleurant bon le parfum délicat et rare. Quel malchance d'être le jouet d'un insomniaque ! Toute à ses pensées, Isbeth se contentait de suivre son guide sans vraiment prêter attention où elle allait – quand un bruit de porte claquant derrière elle la fit sursauter. Tard, trop tard, elle se rendit compte qu'elle s'était faite piégée. Avant qu'elle ne puisse crier, une main s'insinua entre ses lèvres nacrées, lui enfonçant un bâillon de force dans la mâchoire. Un stylet râpa sa peau délicate, puis un coup l'envoya bouler contre un des murs de pierre de la pièce. Le souffle coupée, la jeune fille parcourut vivement la pièce du regard, dans l'espoir diffus de s'échapper par une issue quelconque, mais fut rapidement déçue.
Non, personne ne saurait venir à son secours ! Des larmes jaillirent de ses yeux sombres lorsque l'homme se découvrit. La cicatrice barrant son œil droit était éloquente – il était aux ordres de Manamari, une autre des concubines en vue au harem. Elle s'était laissée piégée, grisée par son succès et son manque de cervelle. Par les Dieux ! Elle ne voulait pas mourir ! Secouée par sa chute, elle manqua s'étourdir en se relevant, buta contre son bourreau en voulant lui échapper, et laissa échapper un hurlement étouffé par son trop solide bâillon lorsque la lame rencontra son orbite gauche. Puis s'évanouit, la conscience abîmée par la douleur.

Par les Ghûls... il faisait noir, atrocement noir. Isbeth avait froid. Le sol sablonneux était glacé sous ses doigts minces. Une douleur terrible remontait de ses yeux jusque dans sa tête. En voulant les toucher, la main toucha un étrange bandeau. Recracher ce maudit morceau de tissu roulé au fond de sa gorge... elle étouffait... ! La jeune fille tenta de se relever, toujours plongée dans les ténèbres. Maudite Manamari .. un jour.. elle la ferait tuer à son tour...
Un sanglot déchira sa gorge à vif.. Elle ne savait même pas où elle était. Le silence... le silence était si pesant... Elle avait mal... si mal, à son côté...
La courtisane perdit connaissance, à nouveau.

Un cauchemar confus, traversé de lames de souffrance, hantait la courtisane qui n'arrivait pas à s'en extraire.
Elle volait dans le ciel, portée par les serres étonnamment douces des acolytes des Ghûls. Leurs cheveux de nuit la frôlaient, doux appendices de soie attentifs, prêts à la griffer au moindre geste. Des reflets d'incendie, de puits sans fond, de supplices parcouraient sa vision déformée, sinistre présage du jugement qui l'attendait plus tard, lorsqu'ils se seraient évanouis dans les entrailles du sable, pour ne plus jamais en parcourir la surface. Le Seigneur Ishim la berçait en chantant la mélopée des morts, sa main grassouillette caressant son front blanc, tandis que dans le lointain, une Manamari dansait en ricanant.
- « Tu as perdu, tu as perdu », ricanait sa rivale qui présentait maintenant le visage terrifiant d'un démon, sombre, velu, à la lèvre horriblement déformée. Elle avait bien raison, cette peste maquillée trop sûre d'elle-même. Isbeth avait perdu, jusqu'à la vie, balayée par le sable que les meutes de hyènes se déchireraient très bientôt de leurs crocs pointus.
En un éclair, elle se souvint des propos de sa mère, paroles qui résonnaient en chant funèbre sur sa dépouille paralysée et parcourue de frissons de désespoir. La tombe était le sable, dans ses profondeurs protectrices qui permettaient à l'âme de se libérer, de trouver le repos. Elle n'aurait pas cette chance, et tout son être tentait de repousser en vain l'heure de la folie qui la guettait, en vain. Son corps lui-même valsait, partant en arrière, dans une spirale sans fin, une danse de douleur et de haine, où son pauvre esprit se débattait, prisonnier de ses membres raidis par un froid intense, pour échapper au destin qui semblait l'attendre inéluctablement.

Elle ne voulait pas mourir ! Non, non, par les Dieux ! Elle était trop jeune pour quitter cette vie.

L'ancienne favorite du seigneur Ishim planta brusquement ses ongles manucurés, encrassés de sang et de sable, dans la chair délicate de sa paume. Un moment de flottement, où le cauchemar s'évanouit brusquement sous la nouvelle injure faite à son corps. Le néant. La jeune fille sourit dans son inconscience, le corps entouré d'une brume protectrice. Une douce chaleur envahit son corps, tandis qu'elle se sentait vaguement remonter à la conscience, portée, bercée par des voix masculines, chaudes, préoccupées. Elle se sentait bien, désormais, en sécurité ; confinée à l'intérieur d'une gangue chaleureuse de bien-être qui contrastait agréablement avec le choc profond qui avait déchiré son existence en quelques minutes seulement. Plus de douleur. Plus de sensation. La jeune fille se sentait anesthésiée, hors du monde. Incapable de réfléchir et de se souvenir. Elle était provisoirement revenue dans son lit confortable, dans son appartement du Kelaar, à attendre que sa servante la réveille pour un copieux déjeuner, au sortir de sa nuit agitée avec son seigneur. Tout serait normal ; l'ordinaire avait quelque chose de rassurant et de confortable, en ceci qu'il ne faisait présager aucune mauvaise surprise. Conserver cet état de félicité, de perfection – mais il s'échappait déjà, remplacée par des souvenirs qui s'entrechoquèrent à nouveau, de toute leur violence. Le piège, et ces coups inattendus. La douleur jusqu'à l'inconscience, la prise de conscience là-bas, sur le sable. Ce qui voulait dire en toute logique qu'on l'avait laissé pour morte...

Isbeth tenta d'ouvrir les yeux, renouvelant plusieurs tentatives en vain, en silence, ses doigts se saisissant à pleines mains de la couverture légère mais très chaude qui la couvrait. Une douleur fulgurante lui parcourant le crâne, tandis qu'un liquide tiède coulait sur sa joue, la fit renoncer pour le moment. Maintenant les voix s'étaient tues, mais des bruits de chaise lui indiquaient la présence de quelqu'un. Elle commençait à se sentir en danger. Comment pouvait-on passer du désert à une chambre ? Combien de temps avait donc bien pu s'écouler depuis sa dernière tentative de visite chez Ishim ? Son esprit, plus clair, retrouvait toute sa rapidité, au fur et à mesure que les questions défilaient. Comme elle l'avait si souvent avec son maitre, elle prenait grand soin que sa respiration conserve le même rythme, lent, ordonné, celui-là même que les dormeurs prenaient, dans la détente bienfaisante du sommeil. Il n'était pas temps que l'on découvre qu'elle soit éveillée. Elle avait besoin de comprendre d'abord... Il fallait ignorer que son corps ne lui semblait plus que cloques et déchirures : il y avait d'autres choses bien plus importantes. Qui pouvait bien avoir intérêt à ramasser une jeune femme comme elle, et à prendre soin d'elle ? Se pouvait-elle qu'elle fût revenue au Kelaar ?

Une divine fraicheur se répandit sur ses yeux qui la brûlaient. Une phrase murmurée, plus pour lui-même que pour elle « Voilà... ça ira mieux... Rien de tel que les compresses... » la convainquit qu'elle n'était plus chez elle, comme la main virile qui prit la sienne, sans autorisation. Il était inenvisageable qu'on la touchât ainsi, et le chef des eunuques abhorraient les compresses en déclamant partout que ce n'était que croyances de bonnes femmes. Alors les concubines faisaient sans – tout le palais était sous la coupe de cet imbécile à l'égo surdimensionné et atteint d'une logorrhée de paroles abrutissante. Non, elle avait été ramassée plus probablement par des marchands attirés par la richesse de sa tenue, puis par les jeunes courbes de son corps, par trop mises en valeurs par une robe découpée dans le but unique d'éveiller les envies charnelles de celui à qui elle appartenait. Et elle était probablement dans un bordel à l'heure actuelle, soignée pour devenir présentable aux yeux de leurs clients. Une seconde, elle eut la vision effroyable du chef des Eunuques venir dans son lit pour exiger le dû qu'elle ne devait donner qu'à un seul homme, dans cette senteur ambiante, horriblement vulgaire, d'oignons et de … soupe aux légumes. La salive lui vint à la bouche, irrépressiblement. Son estomac gargouillait. Depuis combien de temps n'avait-elle pas mangé …? Une idée chassait une autre, elle devait se concentrer. Que faire...? Elle n'était pas une esclave. Ou l'esclave d'un seul homme, une femme qui était la cible de toutes les jalousies. Elle ne pouvait pas admettre que Manamari avait gagné. Non ! Elle n'aurait pas cette double humiliation.
Maintenant qu'elle avait la sensation que malgré son corps brisé de toute part, noyé de fatigue, elle n'allait pas mourir, Isbeth se sentait d'humeur beaucoup plus combattive. Mais quelles armes pouvaient bien être à sa disposition ? Si seulement elle avait pu ouvrir les yeux et regarder autour d'elle, tout serait infiniment plus facile. Il ne lui restait qu'une seule solution, pas la plus facile mais en tout cas la plus pratique : la négociation. Elle était belle et elle le savait. Sûrement moins maintenant, mais un guérisseur ne pouvait sûrement pas faire la fine bouche. Peut-être voyait-il en elle une princesse … Les concubines du seigneur Ishim étaient renommées pour leur beauté et leur esprit, après tout.
Une phrase convaincante. Il en fallait une. La jeune fille ouvrit la bouche, émettant malgré un parler aisé une voix croassante, asséchée, cassée. Par les Dieux... elle n'était plus qu'une loque. Mais ce n'était pas le moment d'avoir honte !
Elle se tourna sur le côté, se recouvrant au possible de la couverture, puis rejeta ses cheveux derrière ses épaules. Tiens. Ils avaient été dénoués.

C'était le moment de se lancer.


- « Votre employeur a commis une grave erreur, messire guérisseur. Je vous en prie... vous devez me ramener chez moi. Je viens du Kelaar. Je suis... »

Un court silence. Il ne servait à rien de mentir, ses habits parlaient pour elle. Elle tâtonna jusqu'à retrouver sa chaine d'argent, pour la tendre dans le vide.

- « … Déjà... déjà... ceci... devrait vous payer largement... Je suis sûre que nous pouvons nous entendre pour me laisser partir d'ici. Ne rien dire à votre maitre. Je suis sûre que vous pouvez m'aider. »

Son ton se faisait plus dur à mesure qu'elle parlait. Une vague d'adrénaline la submergea, et elle se redressa sur le lit.


- « Je ne suis pas une prostituée. Je... et puis... et puis... vous n'aurez qu'à lui dire que je suis morte... J'appartiens à un seul homme, vous comprenez ? Il vous paiera encore plus ! »

Sentait-on le désespoir percer ? La fatigue la fit vaciller, tandis que l'autre gardait un silence qu'elle aurait jugé étonné. Faisait-elle une erreur ? Elle aurait voulu avoir la force de décamper, mais restait clouée à sa couche. Ce n'était pas possible !! Pantelante, elle baissa la tête, en s'appuyant entièrement sur les oreillers. Au moins, elle était vivante, c'était déjà ça. A mi-voix, elle entama une prière.

La jeune fille serra son bien contre elle
On serra sa main, avec sollicitude, et un long frisson la parcourut. L'entraide. Le respect. La liberté. Autant de notions qui lui étaient presque inconnues. Pour une femme comme elle, faire preuve de mansuétude envers ses compagnes revenait à se mettre le couteau sous la gorge – et c'était exactement ce qui était arrivé. Elle aurait dû essayer d'éliminer sa rivale avant qu'elle ne le fasse, par le poison ou par la lame, et jamais elle ne se serait retrouvée à moitié morte par on-ne-savait-quel miracle dans un lit aussi grossier qu'il était bienvenu à son corps malmené. Les mots dansaient dans sa tête embrumée, tandis que le silence se réinstallait peu à peu dans la chambrée, troublée par des chuchotis indiscernables, dont elle ne se souciait guère. Le respect... L'entraide. Sa mère.

- « Maman ! »

Un cri venu tout droit de son âme, rempli d'amour, d'espoir débordant, délirant, que sa mère soit avec elle. La quitter, être loin d'elle, cela n'était pas possible ! Jamais elle ne pourrait se débrouiller sans elle. Jamais elle ne pourrait se passer de sa présence maternelle, douce, intelligente, attentive à ses intérêts.
Isbeth aurait voulu fermer ses yeux, pour déposer un voile sur la réalisation terrible de ce que Manamari lui avait volé. Sur ce qu'elle subirait si elle s'avisait de remettre un pied dans cette ville qu'elle n'avait jamais vu – le fief de son seigneur, la ville animée, baignée de soleil, active, qu'elle s'imaginait depuis toujours. Plus de mère, plus de lumière. Lentement, l'ancienne concubine réalisait que ses yeux étaient scellés, horriblement douloureux, du geste de son agresseur et de l'horreur qui l'avait submergé, en quelques secondes cruciales. Aveugle.

Elle se laissait faire comme une poupée, ainsi qu'elle s'abandonnait totalement à ses servantes.

Aveugle, elle devait être aveugle...
Il fallait en avoir le cœur net. Ou pas. Un horrible doute envahit le cœur de la jeune fille, qui n'avait pas tant envie que ça de connaître une vérité aussi dure. Non, non, ce n'était pas le moment. Plus tard, elle envisagerait la chose, lorsqu'elle aurait réussi à faire front au reste. Il fallait plutôt penser à cette ville merveilleuse, qui tendait les bras aux filles de moindre naissance. Qu'en aurait donc pensé sa mère ? Elle devait se demander ce qu'elle lui aurait dit. D'en profiter. Comme à l’ordinaire.

Un fumet extraordinaire lui chatouilla les narines. Elle sentit un poids s'installer à son côté, avant de tenter de se déplacer sur le côté, dans un réflexe apeuré. Pour se calmer, presque aussitôt, en écoutant sa phrase. Un inconnu lui avait préparé à manger. Manger... elle réalisa soudain qu'elle n'avait jamais été aussi affamée de toute sa vie. Sa gorge lui paraissait un parchemin ; la position assise était presque intenable tant ses forces étaient faibles. Avec avidité, la demoiselle ouvrit la bouche en sentant la cuillère toucher ses lèvres, et avala précipitamment la goulée de soupe. Un bouillon de légumes...
Jamais encore elle n'avait mangé un plat aussi délicieux. Quelque chose de tout simple... le liquide toucha sa gorge, et ce fut comme si une coulée de feu ravageait l'intérieur de sa gorge.
Isbeth se redressa subitement, se figeant quelques secondes. Vite. Vite, penser à autre chose.

Ainsi, c'était un certain Kevran qui l’avait sauvé. Un éclaireur d’une caravane de marchands, qui se dirigeaient vers la côte. Pour y prendre bateau vers des contrées lointaines.
Elle avait fini de déglutir – sa gorge lui paraissait moins sèche maintenant. La jeune fille s'affala contre les coussins, se forçant à former un sourire gracieux, doux, soumis, à l'intention de ses hommes qui prenaient tant soin d'elle. Peut-être était-il temps de leur demander pourquoi ? Non. Elle trouverait bien un moment pour en parler.
Déjà, se présenter était la moindre des politesses. L'adolescente était bien dressée.

- « Pardonnez-moi de mon incorrection, messeigneurs. Je vous remercie tous les trois de votre gentillesse, et je vous assure de mon entière soumission. Quant à moi, je me nomme Isbeth Otgonbayr, fille de Ervenne. Je remercie les Dieux de vous avoir trouvé sur mon chemin... J'ai bien peur de vous devoir la vie. »

A tâtons, elle chercha la cuillère, et la soupe, dont l'odeur continuait d'hypnotiser ses sens. Elle rencontra des habits sur son chemin, ce qui lui sembla être un bras, retira sa main, pour ne pas paraître mendier sa nourriture. Chacun son honneur, tout de même.

- « Je dois avouer que je ne suis... jamais sortie du Kelaar. Les concubines du Seigneur Ishim ne peuvent pas sortir, et on ne nous informe que peu sur le monde extérieur. Mais je suppose que vous parlez d'une très belle cité... Mais qu'attendez-vous de moi ? Je dois vous paraître insolente, pardonnez-moi, messeigneurs. Mais... je ne comprends pas pourquoi me sauver. Je crois .. est-ce que je suis aveugle ? Mes yeux me font très mal... et puis... je voudrais savoir si ma mère est avec vous. Manamari a dû la prendre par surprise aussi... »

Tout était sorti d'un coup, finalement. Ses yeux, sa mère. Elle trahissait tellement son incertitude que ça en devenait pathétique. Ishim aurait bien rit de la voir aussi enfantine.

Déjà, elle devait les laisser répondre. Trop de choses dans son âme...

La réponse ne la surprit pas, même si elle glaça son âme jusqu’au tréfonds. Ils étaient en route pour les pays du froid, pour vendre à tous ces beaux seigneurs étrangers leurs marchandises humaines. Mais, lui dit-on, elle avait l’avantage de savoir lire, écrire, raconter des poésies et jouer de la musique ; et surtout, elle était armée pour l’intrigue, car sa connaissance des poisons lui serait certainement très utile. Sa cécité ne serait pas un problème – en tout cas, pas forcément sur le long terme. On lui apprendrait à parler la langue de ces barbares en chemin, qui serait fort long. On l’informa qu’elle était sur un bateau ; et que la traversée prendrait des semaines. Qu’il lui faudrait se reposer à tout prix, car ses épreuves ne seraient pas terminées.

Complètement déboussolée, atterrée par la perte terrible de sa mère et de sa vue, la jeune esclave se laissa peigner les cheveux, parler dans une langue étrange, toucher et même danser à tâtons ; et petit à petit, doucement, commença à reprendre goût à la vie. N’avait-elle pas survécu à Manamari ? N’avait-elle pas survécu au désert, à la cécité ? Elle survivrait aussi à une vente, fut-ce à un homme vil. Mais Isbeth ne se laisserait plus faire. Ou en tout cas, elle trouverait des solutions. Elle était forte, et elle se savait encore belle, malgré sa terrible infirmité. Elle avait des connaissances – en tout cas, elle avait soif d’apprendre.

La vie était plus importante que tout, et elle saurait se battre… avec ses armes, bien entendu. Point de pitié pour les faibles, et Isbeth n’en était pas une.





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Certifiez-vous avoir au moins 18 ans ? Oui

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Avez-vous des questions ou des suggestions ? Point encore !




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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Mer 10 Aoû - 16:45

Halala, il y en a certaines qui se font servir sur un plateau Razz Je compatis, le codage et moi c'est une longue histoire aussi ^_^

Bienvenue la miss !

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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Mer 10 Aoû - 17:14

Et une miss de plus! Une! Les mecs, on est pas dans la *@*#$!

Allez plus sérieusement, bienvenue Wink
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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Mer 10 Aoû - 18:34

Merci !
Et j'annonce que la fiche est finie !
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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Mer 10 Aoû - 18:47

Bienvenue. 
Si tu as besoin d'un Maitre n'hésite pas à me trouver, j'ai des projets pour toi Twisted Evil

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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Mer 10 Aoû - 21:45

Bienvenue sur Les Serments d'Eurate Isbeth !

J'ai validé le code, lu ta fiche et j'ai quelques questions à te poser avant de la valider.

- Tout d'abord, peux tu me confirmer que ton personnage a une mère Khösz et un père Tassilien ? Et surtout qu'elle vient du Grand Royaume Tassilien ?

- Ensuite, j'ai besoin de savoir si elle est blonde lumineuse ou châtains sombre ^^

Citation :
Des cheveux plutôt châtains sombres

Citation :
Ses cheveux longs, d’une couleur lumineuse, aussi dorée que des épis de blés mûrs

- Peux tu nous certifier que tu arriveras à jouer un personnage aveugle tout le long de ta présence parmi nous ? D'ailleurs, ton avatar ne laisse pas imaginer que ce soit le cas; Comptais tu le changer ?

- Enfin, en 1247, ton personnage se fait emmener loin de son pays d'origine et arrive dans l'Empire d'Eurate. Ça fait donc quelque mois à peine qu'elle commence à parler la langue, es-tu certaine de ne pas vouloir modifier la date pour laisser quelques années de pratique en plus pour ne pas avoir un handicape linguistique en supplément de son handicape physique non négligeable qu'est la cécité Laughing
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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Jeu 11 Aoû - 1:02

Bienvenue ! Et pauvre fille, elle en a déjà tellement bavé alors que ce n'est que le début .
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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Jeu 11 Aoû - 1:34

Bienvenue parmi nous, en esperant que tu t amuse
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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Jeu 11 Aoû - 5:52

Coucou !

- Pour le point 1, oui, elle a une mère Khösz et un père Tassilien. Mais elle n'a jamais vécu autre part qu'en Tassilie.

- Pour le point deux, elle a les cheveux châtains. Comme je ne trouvais pas d'avatar satisfaisant par rapport aux cheveux blonds et à la peau légèrement mate, j'ai rectifié la description physique. Mais comme on a bien voulu mettre le code à ma place, il m'a été difficile de rectifier ses cheveux dans l'histoire. Mais elle a les cheveux châtains comme dit dans la description.

- Pour le point 3, oui, je comptais bien en faire une aveugle, et je compte le jouer. Son avatar reflète juste un visage entier, telle qu'elle était il y a encore peu de temps. L'avatar doit-il vraiment refléter le fait qu'elle soit aveugle ? Parce que ça va être dur de trouver un avatar joli, à la peau mate, montrant qu'elle est aveugle.

- Ensuite, en quelques mois, tu peux déjà bien parler une langue, surtout si plus personne ne parle ta langue d'origine autour de toi. Du coup tu parles avec un accent prononcé et tu cherches tes mots mais ce n'est plus un handicap si fort. Quand c'est une question de survie, j'imagine que c'est motivant. Après je peux mentionner dans mon premier rp qu'elle aura été gardée quelques mois supplémentaires dans la demeure d'un des marchands pour s'améliorer en terme de langage.

Voili voilà.
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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Jeu 11 Aoû - 9:11

- fait la danse de la bienvenue mais du coup elle peut pas la voir - scratch
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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Jeu 11 Aoû - 14:05

Il faudrait que tu rajoute quelque part dans l'histoire que ton personnage vient du Grand Royaume Tassilien du coup, pour ne pas faire confusion entre les origines de sa mère et ceux de la fille Smile

Idem pour les cheveux, si tu peux rectifier la partie qui dit que ton personnage a les cheveux clairs. Ayant des origines Khösz et Tassiliennes, tu peux même décider d'avoir une couleur de cheveux totalement différentes des Tassiliens. Courage pourra certainement éditer ta fiche sans problème Wink

L'idée de l'aveugle est géniale, j'ai hâte de lire tes RP pour voir comment tu t'en sors !

Pour la langue, j'attendais que tu me dises ça. N'oublies pas la langue d'origine de ton personnage pendant tes rp et tu peux même "inventer" une langue dans un style arabique avec un dialecte spécifique à la ville de Radyazar pour les moments que ton personnage a l'occasion de parler autre chose que l'Euratien.

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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Jeu 11 Aoû - 15:29

Coucou !

Courage a gentiment édité ma fiche avec les modifs que je lui ai donné. J'ai principalement changé la première partie de l'histoire, donc, et j'ai rectifié la description physique pour qu'elle soit correcte. J'arai adoré lui donné une couleur de cheveux inhabituelle pour une tassilienne, mais pour l'avatar c'est trop chaud ^^
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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Jeu 11 Aoû - 15:35

Isbeth a écrit:
Coucou !

Courage a gentiment édité ma fiche avec les modifs que je lui ai donné. J'ai principalement changé la première partie de l'histoire, donc, et j'ai rectifié la description physique pour qu'elle soit correcte. J'arai adoré lui donné une couleur de cheveux inhabituelle pour une tassilienne, mais pour l'avatar c'est trop chaud ^^

Vu que l'avatar est noir et blanc tu peux dire que c'est vert caca d'oie Very Happy

- miser remarque utile -
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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Jeu 11 Aoû - 15:36

Naaaann *Se suicide*
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MessageSujet: Re: Otgonbayr Isbeth   Jeu 11 Aoû - 17:31

Tout ça me semble parfait !

Te voila validé, tu peux dès à présent te créer un carnet d'aventure, faire une demande de RP ainsi que de poster un sujet dans les demandes de seigneurs/vassaux et les correspondances.

N'oublie pas de voter pour nous aider à promouvoir le forum en échange de récompenses et surtout, amuse toi bien !
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Otgonbayr Isbeth
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