Ferenc de Posvany, le Comte assassin
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Ferenc de Posvany, le Comte assassin ─ Lun 19 Fév - 14:45
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Ferenc Bator


“La vie est une guerre perpétuelle”



36 ans
Originaire de Comté de Posvany
Vassalité : Duché de la Croix des Espines
Statut social : Seigneur
Son métier : Comte de Posvany


Caractère


Cet homme s’est forgé seul. N’ayant qu’une mère et une nourrice pour prendre soin de lui, son père n’a jamais réellement chercher à s’occuper de son deuxième fils. Le célèbre Istvan, dit le “Tueur de Khösz”, n’avait d’yeux que pour son aîné: Arpad, son héritier. Alors ainsi, Ferenc a apprit la vie, seul. Et cette solitude a renforcé sa colère, nourrissant une profonde rancoeur envers les siens. Et en ce jour, sa rancoeur s'apaise.

Ainsi, l’homme est au côté de sa femme depuis le matin. Le soleil est encore loin d’apparaître à l’horizon, et pourtant, les deux époux sont tout deux assis dans leurs appartements, attendant. Ah, la patience, Ferenc en a fait son atout majeur en plus d’être un habile stratège - comme la plupart des Bators, ou du moins est-ce ce que l’on a retenu d’eux. En plus de cela, cet homme sait rester d’un calme surhumain, même en période de crise, comme en ce jour. Et même lorsqu’il a été blessé dans un combat par une flèche Khösz, Ferenc a gardé son calme, et est resté de marbre, comme s’il ne ressentait pas la douleur. Dans les ténèbres, il a les bras croisés sur son genou (celui qui est valide, l’autre restant tendu pour ne pas le faire souffrir), et il attend, écoutant la respiration de sa femme, Iszabel, qui sait comme lui que l’instant qu’ils vivent à présent, est crucial pour leur avenir.

Oh, cette femme, que Ferenc a toujours aimé, car elle a toujours nourris la même rancoeur que lui. Dés qu’il l’a vue et qu’il a compris qui elle était, et pourquoi elle se liait à lui, il l’a apprécié. Iszabel est une femme ambitieuse, et - malgré ce que Ferenc peut montrer avec son visage de marbre et ses yeux ténébreux - il l’est également. Cette ardeur est son ambition sans faille. Cet homme a une volonté d’obtenir ce qu’il souhaite, quelque soit le prix à payer. Et même le Trimurti ne pourrait l’en préserver.


Physique


Le temps continue de s’écouler, et Ferenc sent son calme s’évaporer. Alors l’homme se lève. Il est grand, et plutôt large d’épaule - Iszabel semble tellement frêle et fragile à son côté. Comme tous les hommes de sa famille, sa stature est presque impressionnante. Et pourtant, au près de cette force de la nature, on ne ressent pas réellement de danger immédiat. Du moins pas tant que Ferenc ne se saisit pas de son épée pour découper son ennemi en rondelle.

Et lorsque cet homme fait quelques pas pour se diriger vers une fenêtre afin de se changer les idées, on entend - tout autant que l’on sent - le sol vibrer sous ses pas, et ce, malgré son boitillement dû à sa blessure. Généralement vêtue d’une tenue de seigneur traditionnelle lorsqu’il est dans un château - gardant tout de même son épée à la taille, même au sein de sa propre maison -, il faut s’imaginer ce que ces pas peuvent provoquer comme sensation lorsque Ferenc est en armure.

A la lumière matinale arrivant par le vitrail, ses cheveux poivre et sel semblent d’un gris luisant. Et ses yeux, habituellement noir, sont habité par une flamme orangé, qui est présente depuis bien longtemps. Toutefois, la vieillesse de cet homme semble avoir calmé cette flamme si ardente. Ses mains, fortes et larges, viennent caresser sa barbes, tout aussi poivre et sel que ses cheveux, avant d’aller se poser sur le rebord de fenêtre et de le serrer presque au point d’en briser la pierre.


Histoire


Puis, l’attente s’écourte, quelqu’un vient de frapper à leur porte. Ferenc ne semble pas décider à aller voir regardant toujours par la fenêtre. Il finit par faire un signe à son épouse. Iszabel se lève et va ouvrir, et un serviteur est devant la porte.

“Il est temps, mon seigneur. Votre frère vous a demandé à son chevet.” explique tranquillement le jeune homme, feignant la tristesse.

Ferenc ne semble pas attristé, tout comme sa femme qu’il regarde désormais. Elle esquisse un sourire timide à son mari, mais celui-ci ne le lui rend pas. Il ne veut pas se réjouir, il n’en a pas le droit, pas encore. Ainsi, Ferenc fit signe à sa dame de rester dans la pièce où ils avaient attendu. Ceci était une affaire entre seigneur de Posvany, et une dame - malgré tout l’amour qu’il lui portait - n’y avait pas sa place.

“Je vous rejoindrais dés que cela sera fini…” dit-il avant de franchir le seuil de leurs appartements et de suivre le serviteur.

Pourquoi sont-ils ici? A Besbana? A l’endroit qui avait vu naître Ferenc, mourir son père, mais également l’endroit où il avait rendu hommage à ses défunts neveux. Ah! Qu’il avait jubilé lorsqu’il avait vue son tendre frère souffrir et pleurer la perte de ses fils! Le fils préféré de leur père n’était alors plus que l’ombre de lui-même. De plus, la mort de ses neveux avait propulsé Ferenc au rang de prochain Comte si son frère mourrait. Cela avait fait tout particulièrement plaisir à Iszabel qui vouait une haine parfois bien plus grande que son époux à ces seigneurs qui la prenaient de haut. Mais Ferenc était encore plus heureux qu’elle, car c’était une belle vengeance vis-à-vis de son père qui avait tout fait pour qu’Arpad soit son fier héritier, bon en tout - ou presque. Et voilà que les fils d’Arpad était mort. Et bientôt… Celui-ci rejoindrait bientôt ses descendants dans la tombe. Car le Comte de Posvany est malade. La peste, disait-on - car tout Eurate est en proie à ce fléau. C’était terriblement ironique pour son frère qui avait mené tant de bataille: Arpad allait mourir probablement dans son lit, et non au combat.

Boitillant donc jusqu’à la chambre de l’actuel Comte, Ferenc finit par arriver à destination, et le serviteur qui l’a péniblement guidé jusque là, lui ouvrit et le laisse entrer. Des prêtres de Tamas et un soigneur sont au chevet de son frère. Les premiers chantent une prière liturgique - son frère étant très croyant, cela ne surprit pas Ferenc de voir ce spectacle absolument ridicule à son goût - et le second cherche à soulager la douleur de son patient.

“Sortez, tous. Je veux être seul au près de mon frère.” ordonne Ferenc, sans même attendre la fin de la prière des prêtres.

Ceux-ci sortent, silencieux, ne regardant même pas la statue immobile qu’est devenu Ferenc qui fixe Arpad d’un oeil sombre, désormais blanc comme neige et frêle dans son lit. Le soigneur, quant à lui, s’approche de Ferenc sans une once de peur, retire son bandeau de protection pour que son interlocuteur puisse bien le comprendre.

“Surtout, mon seigneur, ne le touchez pas. Vous risqueriez d’être contaminé et…”
“Veuillez sortir…”

Sans un mot de plus, le soigneur franchit la porte et la referme derrière lui. Désormais seul avec son frère, Ferenc s’approche. Il se saisit d’un petit tabouret de bois, le pose près du lit et s’assoit, soulageant ainsi sa jambe blessée. Regardant tranquillement son frère, n’essayant même pas de montrer une quelconque émotion, Ferenc attend que celui-ci prenne conscience de sa présence. Lorsqu’enfin, Arpad se réveille de sa fièvre et tourne son regard terne et presque vide vers son frère, Ferenc s’autorise, enfin, à sourire.

“Tu vas mourir, tu le sais. Et pourtant tu me fais venir. Que veux-tu me dire avant de rejoindre les Trois et de vivre une autre vie - car les Ils ne t’accorderont probablement pas la paix après cette vie.” lance tranquillement Ferenc à son frère.
“N’ai-je pas le droit d’espérer, mon frère?” répond comme il peut, le Comte de Posvany, ou du moins ce qu’il en reste.

Ferenc sourit d’autant plus, et répond toutefois d’une voix dénuée d’émotion:

“En ayant tué tous ces gens dans tes guerres, en ayant pillé tous ces villages, en ayant fait violer toutes ces femmes par tes hommes, crois-tu vraiment que tu auras le droit au repos éternel? Regarde toi, grand frère, tu n’es plus que poussière, et tu espère encore avoir un salue? Tu vas juste rejoindre Père.”
“Et toi alors? N’es-tu pas un Bator aussi, un Posvanéen de sang… Hum, tu as fait autant d’atrocités que moi.” tente d’articuler Arpad, respirant difficilement.
“Oh, j’en ai fais bien plus, cher frère. Sauf que je ferais en sorte qu’on ne s’en souvienne pas, ou qu’on ne les voit pas! J’ai toujours été plus doué que toi pour cacher mes véritables intentions, mes plans, et tout particulièrements pour les réaliser en toute discrétion.”
“Tu n’as quand même pas… Non…” siffle la voix d’Arpad.
“Oh, si… Je t’ai tué. Enfin, nous t’avons tué, Iszabel et moi.” chuchote alors Ferenc de sa voix terriblement grave, et son sourire s’élargit. “J’ai dû payer cher pour qu’on me confectionne ce poison. Très exotique et particulièrement efficace. Finalement, ce fléau aura été une bénédiction pour certains d’entre nous, sauf pour toi… Tué par une arme de femme, pauvre frère.”

Alors, Arpad ouvre de grand yeux - probablement pour la dernière fois - comprenant enfin ce que son frère cachait depuis tant d’année. Ferenc sourit désormais très largement, montrant ses dents, aussi acérées que son esprit. Puis, effaçant ce stigmate de son visage, il tapote l’épaule de son frère qui respire de plus en plus difficilement. La fin approche.

“Ne t’en fais pas, tu auras tous les honneurs possibles lors de ta crémation. Mais après, je ferais en sorte de détruire tout ce que Père t’a légué, et je transformerais Posvany de façon à ce qu’on vous oublie, tous les deux.” ajoute enfin Ferenc, alors que les yeux d’Arpad regardent de plus en plus dans le vide.
“Tu es… Un… Tu es un… Monstre! Tu n’es pas… M-mon…”
“Je suis ton frère. Malheureusement pour moi, Arpad, je suis bien ton frère.” termine de chuchoter Ferenc à l’oreille du Comte.

C’est alors que le silence s’abat sur la pièce. Le Comte de Posvany a cessé de respirer. Bientôt, l’on entend les cloches des temples sonner. Ferenc revient alors dans ses appartements, boitant toujours quelque peu. En entrant, il trouve sa dame en pleure. Mais évidemment, il n’y a que lui, pour comprendre que ce sont des larmes de joie!


Compétences



  • Compétence Politique - Niveau 3

  • Compétence Arme blanche (Epée à deux mains) - Niveau 3

  • Compétence Subterfuge - Niveau 2

  • Compétence Sport (Equitation) - Niveau 2

  • Compétence Intimidation - Niveau 1

  • Compétence Etiquette - Niveau 1


  • Derrière l'écran



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