Les Textes Sacrés
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Les Textes Sacrés ─ Dim 11 Fév - 17:06
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Les Textes Sacrés


Rituels et Observances
Les différents types de rites

On distingue essentiellement deux sortes de rites :


Les rites domestiques simplifiés, que chacun peut réaliser chez soi et surtout les seigneurs : Ils consistent en une offrande à l’une des trois divinités tôt le matin.
Les rites solennels qui requièrent la participation de clerc. Elles correspondent à des étapes de vie importantes la plupart du temps, ou encore à de grandes fêtes rythmant la vie des croyants.



Les rituels marquant des étapes de la vie

La naissance : C’est l’incarnation de parcelle éternelle en migration. Les Aharatastes sont appelé pendant l’accouchement afin de pratiquer un rituel pour empêcher les mauvais esprits de faire du mal à la mère et à l'enfant. ( rituel à base d’Amulettes, fumigations et formules sacrées)

L'enfance : qui se passe de la Naissance jusqu'aux derniers rôles, dernières missions, derniers apprentissages qui mènent à l'âge adultes, ou lorsque les parents meurent et que l'enfant est obligés de prendre leur rôle. On fête ce début de vie, à la naissance, évidemment, car les premiers cri de l'enfant rappelle le cri primordial de Sattva. On remercie d'ailleurs celui-ci pour ce magnifique cadeau. Pour cela on allume un grand bûcher où l'ont envoie du sang (généralement de porc) symbolisant le sang de l'enfant que l'on envoie au dieu dans le bûcher primordial. Les invités des festivités viennent chuchoter de bonnes paroles à l'oreille de l'enfant, lui souhaitant qu'il ait une longue et paisible vie comme le fait Sattva dans les Textes Sacrés.

La Vie active : qui se passe de la fin de l'enfance, jusqu'à la retraite, plus généralement, du mariage jusqu'à l'âge où la personne souhaite se retirer pour profiter de ses dernières années de vie. Généralement, on la célèbre lors du mariage, car c'est le moment où l'homme ou la femme sont considéré comme devenant mature. Mais parfois, on peut le fêter lors d'une prise de pouvoir, car cette prise de pouvoir représente également la prise de responsabilité et donc de maturité. On préfère toutefois les mariages, qui sont plus festifs, moins sérieux. On fête alors la fertilité, la croissance et la prospérité de la famille, on fête Rajas. On offre alors des représentations des joyaux des dieux aux personnes (ou à la personne) passant ce cap : ces joyaux - qui représentent symboliquement l'air, la terre, l'eau et le feu - peuvent être des bijoux, de la nourriture, des terres, des titres, ou même des outils ou des armes pour les moins riches.

Le mariage : Les Trimurtistes considèrent le mariage comme sacré, c'est l'union d'un homme et d'une femme pour fonder une famille et l'alliance entre deux familles. Le futur époux offre une bague taillée dans un bois particulièrement résistant à l’homme (père, frère, cousin) qui mène la femme à l’autel. Le prêtre prépare le lieux de rituels de purification avant la cérémonie en elle même. L'union des deux époux est scellée par le prêtre autour d’un feu suite à une bénédiction orale. Les invités lancent des fleurs sur les mariés.

La Retraite : pour ceux ou celles qui arrivent jusque là, cette période se passe de la fin de l'âge adulte, de la vie active, jusqu'à la mort. On la fête généralement lors d'une passation de pouvoir ou lorsque le père lègue son rôle - de façon volontaire - à son fils, son héritier. On le célèbre normalement de façon respectueuse et succincte. Pas de grands banquets, pas de grands discours. Les festivités sont courtes et ponctuées de prières. Généralement les invités (s'il y en a) sont vêtue de vêtements pauvres - ne représentant tout du moins pas la richesse. On faite toujours Rajas, du moins on le remercie poliment pour avoir maintenue la vie jusqu'à ce stade.

La Vie spirituelle : c'est le dernier stade, et ce que l'on peut considérer comme la mort. Ces festivités ne sont pas véritablement tristes. On célèbre Tamas et l'on prie pour le défunt, qu'il ait ou non un bon karma, pour qu'il rejoigne un cycle plus avantageux. Avant de brûler le corps du défunt pour le rendre au feu primordial et qu'il soit purifié, on lui chuchote à nouveau quelque chose à l'oreille, le remerciant pour cette vie, ses cadeaux, l'encourageant pour son voyage spirituelle, lui offrant une prière ou lui confiant aussi, parfois, des secrets qu'il pourra emporter avec lui. On fête le départ du défunt, les banquets sont bien garnis, les invités festoient véritablement, car cette mort est le signe que le cycle n'est pas brisé et qu'il n'y aura jamais de fin. Plus les festivités sont riches, sont joyeuses, plus le défunt a de chance de s'unir avec le Trimurti, ou d'avoir une réincarnation favorable. A la fin, une prière est chantée à Sattva pour que le cycle de la Création continue pour le défunt.



Les fêtes

Les Euratiens prient dans des temples. À l'entrée de chaque temple se trouve une cloche : ils la sonnent en entrant et en sortant tout en faisant une prière. Ils se purifient dans une rivière qui se trouve à côté du temple.

Chaque domaine a un “ dieu préféré ” bien que les trois soient prié. Aux dates d’influence de ces dieux sont organisées de grandes fêtes.

Il y a plusieurs fêtes trimurtistes :
La nuit de Tamas : C’est une fête majeure dans le monde Euratien à l'occasion de laquelle on décore maisons et rues de lampions multicolores et on se régale de différents mets, notamment de friandises. Après la partie proprement religieuse de la fête, on échange des cadeaux et on va assister aux spectacles de tous ordres proposés dans les alentour du temple. Les festivités durent cinq jours, le cinquième jours étant aussi le dernier de l'année du calendrier.

La fête de Sattva : Célébrée au début du printemps, on y fête la renaissance de la nature et le renouveau du cycle des saisons. C'est une fête très joyeuse, on décore les maisons et les rues avec des fleurs et on reblanchit les maisons. On en profite pour faire le nettoyage des habits et des intérieurs. Les offices sont généralement chantés. Ce n'est pas un fête très dispendieuse, bien qu'il soit de coutume de se réunir pour des repas communs (sur les places de village par exemple).




Les Cycles des Dieux
Le Cycle du Commencement

Au commencement, il y avait le Chaos Primordial. Les éléments, les matières, tout existait mais vide de but. Puis vint Sattva qui poussa son premier cri divin. Énergie qui crée toute chose,  le Dieu initia un mouvement dans cette absence d’ordre. Puis, vint Rajas. Il murmura et les Limites du Chaos Primordial s’élevèrent. Ce dernier fut englouti par le mouvement qui, se répercutant sur les Limites, donna forme à l’Existence car Rajas est celui qui donne forme. Enfin, Tamas cria à son tour et mit fin à ce qui fut car son rôle est de détruire pour permettra à Sattva de recommencer. Le Chaos cessa d’être le Chaos pour laisser place à l’Univers, cadeau des Dieux.



Le Cycle de la Création

Mais rien n’était fini. L’Univers n’était alors qu’un amas d’éléments bien ordonné mais sans but. La voix divine de Sattva résonna alors à nouveau. Le Dieu entama le chant de la Création. Le Soleil et la Lune s’élevèrent, accompagnés par les étoiles. Rajas, à son tour, se fit entendre de l’Existence par son chant de la Croissance. Le Second Dieu fit naître les joyaux des Dieux : la Terre, l’Eau, le Feu et l’Air. Le mouvement créateur, aidé par le chant qui donne forme, fit élever les arbres, s’étendre l’eau des mers et souffler l’air. Tamas entonna alors le chant de la Décroissance et sous l’impulsion de sa voix les créations de Sattva et Rajas se mirent à décroître peu à peu. Le Troisième Dieu canalisait la Création et la Croissance pour que rien ne s’élève aussi haut qu’eux et que le Cycle de l’Existence ne cesse jamais.



Le Cycle de Jade

Un nouveau cycle recommença. Sattva se mit à parler à tout ce qui existait. Et, à partir des mots qu’il recueillait de chaque chose, il créa les premiers êtres vivants. Poissons, chiens, chats, chevaux, oiseaux vinrent peupler la mer, le ciel et la terre. Rajas, à son tour, vint converser avec eux et leurs ordonna de peupler les forêts, les océans mais aussi les montagnes. Le Dieu Second offrit à ces derniers la capacité de vivre et de croître. Tamas, fin de toute chose, vint ensuite leur annoncer que la vie était courte et qu’ils ne pouvaient pas vivre sans cesse. Alors, elle déclara la fin et créa la mort. Rien d’autres que les Dieux ne pouvaient être éternel.

Et les cycles se succédèrent, les Dieux parlant sans cesse, améliorant un peu plus à chaque fois leur création. Naquirent alors les Jadéens, bénit par Sattvas. Les Hommes Premiers étaient grands, des cheveux aussi blancs que les nuages et la peau aussi verte que le jade. Rajas vint ensuite à leurs rencontre et leurs offrit les premiers outils pour qu’ils puissent se nourrir. Ultime cadeau des dieux, Rajas offrit la parole aux Jadéens pour les différencier des animaux.

Les Dieux vivant parmi les hommes, les Jadéens savaient que Tamas viendrait à son tour leur annoncer la mort. Ne désirant pas se soumettre à l’ordre des choses, ils se bouchèrent les oreilles pour ne pas connaître le jugement divin. Mais Tamas ne supporte pas que l’on se dérobe à son destin, que l’on brise le cycle. Alors sa juste colère s’abattit sur les Jadéens et elle créa la haine. Cette dernière poussa les Hommes Premier à s'entre-tuer, régulant ainsi la population et permettant que les cycles se poursuivent. Cet événement marqua ainsi l’Histoire de la première punition divine.



Le Cycle des Sentiments

Sattva,  était bouleversé par ce qu’avait dû faire Tamas pour que les cycles se perpétuent. S'il comprenait l' acte, il ne voulut pas que la Haine guide les créatures qu’il aimait tant. Alors, il créa l’Amour. Alors, Rajas prit la Haine et l’Amour dans ses mains et les fit croître puis les plaça dans la nouvelle création de Sattva. Ces êtres là étaient plus petits, moins fort et moins résistant que les Jadéens. Mais ils pouvaient ressentir et, pour compenser leur faiblesse, les Dieux Créateurs avaient offert à ces derniers la compréhension du monde.

La civilisation des Marbéens s’éleva alors. Ils érigèrent des temples pour leurs créateurs. Ils s’organisèrent dans des cités. Ils inventèrent la langue, les chiffres, la science et la médecine. Et plus Sattva créait, plus il affinait les sentiments de ces hommes. Ainsi vint la peur, l’amitié, la jalousie, la piété. Et les Marbéens vivaient ainsi en harmonie.

Mais l’Amour qu'ils avaient ressenti envers les trois Dieux se transforma peu à peu en envie car ils désiraient être plus que des hommes. Alors, ils décidèrent de devenir eux-même des Dieux, élevant des statues à leurs effigies, instaurant des cultes nouveau. Ils espéraient tous que ces nouvelles divinités leurs offres la seule chose qu’ils n’avaient pas : l’immortalité.

Mais Tamas la Régulatrice des Cycles intervint. Son verbe divin interdit l’existence d’autres dieux et condamna les Marbéens. Les eaux des océans, des mers et des rivières se retirèrent pour venir submerger en une immense vague la terre.



Le Cycle de la Raison

Les Dieux entamèrent un nouveau cycle. Sattva créa encore une race, les Argiléens. Il leurs confèra un coeur mais ne les fit pas aussi fort que les Jadéens ni aussi intelligent que les Marbéens. Rajas leur offrit de nouvelles terres dont le continent d’Eurate.

Les Dieux décidèrent de laisser le soin à l’humanité d’organiser leur création divine à sa convenance. Intervenant de manière plus mesurée, ils décidèrent aussi de ne plus se montrer directement afin de ne plus tenter les hommes.

Mais, qui sait ? Peut-être avez-vous déjà croisé l’un des trois au détour d’un carrefour sous les traits d’un jeune mendiant ou d’une vieille femme ? Peut-être avez-vous déjà été témoin d'un miracle ?
Dans tout les cas, Tamas la Juste veille encore sur cette population, mais jusqu’à quand ?