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MessageSujet: Baron Fajsz de Bodva, le Bourreau de Posvány   Ven 13 Oct - 21:43


Fajsz de Bodva
"Fier et fort, grogne et mord !"

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■ Son âge : 34 ans
■ Lieu d'origine : Comté de Posvány
■ Son rang : Seigneur
■ Son métier : Baron de Bodva

Son caractère

Fajsz le Bourreau de Posvány, de la dynastie des Gyötrelem et Baron de Bodva, n'a définitivement pas volé son surnom. Progéniture déviante d'une nièce ayant fauté avec son oncle, ce terrible seigneur est connu pour sa cruauté sans fin et son appétit peu commun pour les bains de sang. Particulièrement craint par les Khösz, mais parfois aussi par d'autres seigneurs euratiens, il est pourtant respecté de ses sujets. En effet, il gère ses terres avec beaucoup d'intérêt et de patience. On l'y considère comme un seigneur fort juste, notamment quand il préside le tribunal local, mais particulièrement impitoyable quand il s'agit de prononcer une sentence. Mieux vaut-il être du bon côté de la loi lorsque l'on subit son terrifiant jugement ! Fidèle aux traditions du comté, les exécutions sont publiques et ce afin de refroidir le sang bouillant des gens du marais. La différence réside dans le fait qu'elles sont sensiblement plus nombreuses, bien plus sanglantes et souvent exécutées par le baron en personne.

Même si toute la baronnie s'accorde à dire que ses descendants auront bien du travail pour contrebalancer son mauvais karma, il n'en reste pas moins qu'il devient un dirigeant fort apprécié lors des quelques raids Khösz. Nombre de mères de ce peuple barbare content à leurs enfants la terrible histoire du Cerbère Rouge des marais du Sud, hideuse créature infligeant de cruels supplices à ceux qu'il capture : empalement, marquage au fer rouge, écartèlement, amputation, écrasement, décapitation, lacération... la liste est longue mais toujours horrible. Sa légende en ces contrées prit surtout forme lorsqu'il renvoya cinquante prisonniers Khösz chez eux, après leur avoir sectionné les membres un à un, puis avoir cloué ce qu'il restait de leur carcasse à leurs chevaux. On raconte qu'il donna les restes à manger à son molosse.

Cet aspect peu reluisant du Baron de Bodva est certainement ce qui restera dans l'Histoire. Pourtant, sa personnalité ne s'arrête pas à cela. Dévoué à son suzerain, le comte Árpad III Bátor de Posvány, le Seigneur Fajsz n'utilise pas seulement ces stratagèmes par pur plaisir, il respecte également la devise de sa famille : Fier et fort, grogne et mord ! Protégeant avec bravoure, au côté du Baron Ferenc de Stratföld, l'une des modestes forteresses appartenant au complexe des Trois-Soeurs, il a choisit de se vêtir du manteau du démon afin de maximiser ses chances de victoires face à des ennemis infiniment plus nombreux. La peur est un outils comme un autre et il se trouve qu'il en apprécie particulièrement son usage.

Quand il ne guerroie pas et que les affaires judiciaires ne lui permettent plus de satisfaire son vice, le Baron Fajsz ne peut que ressasser les tourments d'une enfance compliquée. Fruit d'une union consanguine qui n'a rien de secret, il ne put même pas profiter de l'amour d'une mère morte en couche ou de la bienveillance d'un père envoyé à la mort. Seule la stricte éducation de son grand-père rongé par le dégoût occupa ses journées qu'il voyait comme un enchainement de calvaires. Sans aucun véritable ami, marié à une femme qui ne l'aime pas et géniteur de cinq enfants terrifiés par ses excès, il ne peut qu'admettre se sentir bien seul dans son triste bout de marais. Finalement, il se sent presque plus proche de ses chiens que de n'importe quel autre humain en ce monde. Alors, plus par désespoir que par abnégation, il se consacre entièrement à la gérance de sa baronnie et à ses devoirs de vassal, priant pour que, rapidement, le trimurti interrompt ses nombreux cauchemars pour le renvoyer vers un nouveau cycle de réincarnation.

Son physique

S'il y a bien une constante chez le Baron de Bodva, c'est bien sur la couleur de ses vêtements. En toute occasion, il trouvera toujours le moyen d'agrémenter ses tenues d'un rouge chaud et profond. Cette coquetterie fait d'ailleurs entre autre partie de la raison de son surnom, le Bourreau de Posvány, puisque c'est bien par cette couleur que ce métier est le plus souvent représenté. Ça et son penchant affolant pour l'écoulement du sang bien sûr. Cette étrange teinture et sa longue chevelure aux boucles plus noires qu'une nuit sans lune contrastent avec son teint d'albâtre propre au peuple de ce comté.

Cependant, contrairement aux gens du marais, Fajsz dispose d'une taille tout à fait normale pour un euratien, le tout accompagné d'une carrure finalement semblable à tout homme entrainé aux maniements des armes, quoiqu'un peu plus maigrichon. Rien à voir avec ses compatriotes naturellement massifs, surtout si l'on prend en compte le corps anormal d'Árpad de Posvány. En réalité, durant toute son enfance, il fut surtout considéré comme un gringalet fragile qui ne passerait probablement pas l’adolescence, succombant bien avant ça aux rigueurs du marais.

Si sa luxuriante chevelure tombant en cascade sur ses épaules font mourir d'envie les dames de la cours, et si son abondante moustache est toujours finement taillée, on ne peut guère considérer le Baron Fajsz comme un bel homme. De nombreuses tares contrastes avec ses vêtements rougeoyants : son visage grossièrement taillé à la hachette, son nez trop grand, son menton fuyant, ses traits creusés par la fatigue ou encore ses yeux noirs aux cernes profondes rappelant ceux d'un homme fou. Même son corps relativement musclé porte en lui le poids d'une vie de combats. Trop vouté, parsemé de grotesques cicatrices et aux côtes apparentes à cause d'un régime certainement trop pauvre.

Et pourtant, malgré cette pitoyable apparence, une fois sur son destrier noir, vêtu de son armure lamellaire et de son manteau rouge, son impressionnant molosse à ses côtés, et un sourire diabolique barrant son visage disgracieux, il parvient à plonger dans l'effroi les plus braves chevaliers du continent. Car c'est bien là l'annonce du départ à la guerre, du sang, de l'effroi et des massacres. Quand le Bourreau de Posvány part au combat, c'est pour se repaitre des cris et du désespoir.

Son histoire

An de Grâce 1214 après la Réincarnation du Premier Saint, l'Empire est en péril. Le puissant Atabeï Khan envoie les hordes sauvages Khöz s'abattre sur les terres du nord. Suivant l'appel de son glorieux suzerain le Comte István de Posvány, le Baron Bajnok de Bodva partit en guerre contre l'envahisseur. Il confia alors la protection de son fief à son frère, Sire Imre Gyötrelem, lui laissant également la charge de sa fille unique, Dame Sarolt Gyötrelem. Les combats furent intenses et nombreux. Mais grâce au génie tactique d'István, les posvanéens parvinrent malgré tout à infliger de sévères pertes aux éternels adversaires du peuple des marais. Cependant, il était bien loin de se douter que pendant qu'il risquait sa vie au front, son frère entretenait une relation incestueuse avec sa propre fille. Il ne découvrit le pot-au-rose qu'en revenant en sa forteresse de Bodva afin de se ravitailler. Sarolt était morte en couche après avoir prématurément donné naissance à un enfant frêle et disgracieux. Au château, l'affaire était bien connue et seule la guerre en cours avait évité la propagation de cette terrible nouvelle.

L'outrage était terrible et le baron songea tout d'abord à tuer le nouveau-né, mais également son frère maudit. Cependant, son unique enfant venait de perdre la vie et condamner à mort ses deux seuls parents restant aurait inévitablement amené la fin de sa longue dynastie. Alors, en désespoir de cause, il imagina un stratagème aussi grossier qu'évident. A force de menaces, il fit admettre à tout le monde que l'enfant n'était pas celui d'Imre, mais bien celui de sa fille Sarolt et de son mari légitime qui lui, avait périt durant les combats. Peu importait la concordance des dates tant que l'honneur était sauf. Afin de protéger sa version de l'histoire, il fit assassiner les pauvres sage-femmes ayant participé à l'accouchement. Puis, il envoya son frère et les quelques soldats présents à l'époque de la faute mener un combat impossible plus au nord, là où se trouvait le gros des forces Khöz. Bien sûr, aucun ne revint vivant. Le nouveau-né fut alors appelé Fajsz, un prénom rare dont l'étymologie lointaine trouvait son origine dans le mot Faute. La mariage unifiant Sarolt à son mari suivait les règles matrilinéaires, assurant donc l'appartenance de l'enfant à la dynastie de la mère. Ce-dernier fut donc astucieusement proclamé nouvel héritier du titre de Baron de Bodva.

Bien sûr, même si cette histoire ne put jamais dépasser le stade de rumeur, Fajsz dû néanmoins subir durant toute son enfance la honte éprouvée par son grand-père. De sa tendre jeunesse, il ne lui reste que de troubles souvenirs sombres et glaciales. Le plus souvent, il passait ses journées seuls, ne trouvant qu'un semblant de compagnie auprès de son tuteur qui maintenait pourtant volontairement une certaine distance par peur du baron. Souvent malade à cause de sa constitution frêle, il se retrouvait parfois des semaines entières dans le cabinet du clerc du château. Le jeune Fajsz ne pouvait alors que prier le trimurti de prolonger son affliction afin d'éviter un peu plus longtemps le regard désapprobateur de Bajnok. Mais il finissait toujours par aller mieux et devait alors inextricablement reprendre son quotidien aliénant. Pourtant un jour, la douleur fut trop insupportable. Ivre de colère et à seulement six ans, il fut pris de folie et poignarda la moitié des poules du château avant d'être maîtrisé par un garde. Deux souvenirs précis de ce moment restèrent à jamais en sa mémoire : le goût enivrant du sang et les vingt coups de bâton administrés par son grand-père après cela.

Plusieurs fois cette année là, il succomba à ce nouveau désir et massacra insectes et petits animaux. Cela faillit d'ailleurs lui coûter la vie le jour où il essaya d'enfoncer le crâne du molosse de son grand-père à l'aide d'un simple bâton. Il porte encore maintenant la marque de profondes morsures sur son bras droit. La tradition dynastique voulait qu'à sept ans, il adopte son premier chien comme compagnon de vie, mais son comportement préoccupant incita Bajnok à lui refuser le privilège. Fajsz, qui n'avait que son nom comme fierté, fut ampli de honte car il était bien le premier de sa famille à se voir ainsi privé de ce droit. Alors il tâcha de contenir son vice au plus profond de son être. Bien sûr, la tentation était parfois trop forte, l'obligeant à assouvir ses pulsions. Mais il parvint cependant à camoufler la majeur partie de ses actes pendant plusieurs années.

A défaut d'avoir son propre molosse, il espérait au moins servir en tant que page du baron de Samdavro une fois sa septième année de vie commencée. Néanmoins, encore une fois, ses desseins furent contrariés par son grand-père qui le prit directement sous son aile. Non pas par amour, mais plutôt parce qu'il refusait de voir ce rejeton déviant déshonorer d'avantage les Gyötrelem. Ce-dernier remplit malgré tout son office en fournissant à son petit-fils (qui était également son neveu...) une éducation, somme toute, relativement correcte mais très stricte. Il apprit les bases de l’étiquette en servant à table et en aidant le baron à s'habiller chaque matin. Pour compenser sa faible force, on lui enseigna le maniement de la hache plutôt que de l'épée. Il put même assimiler les bases de l'équitation dans la cours du château, mais guère plus à cause de l'environnement marécageux de la région.

István Khöszoctone mourut d'une chute de cheval en 1229, laissant les reines du comté à son fils, Árpad III Bátor. Ce-dernier chercha alors à consolider sa position auprès de ses vassaux par divers moyens, notamment en prenant le fils de l'un de ses barons comme écuyer. Justement, Fajsz, qui était de sept ans son cadet, arrivait à l'âge requis pour remplir cette fonction. Le nouveau seigneur du domaine fit donc directement part de ses intentions au baron Bajnok de Bodva qui, bien que partagé entre les bénéfices d'un tel honneur et la peur des possibles actes de son petit-fils, accepta rapidement la requête. C'est ainsi qu'à quatorze ans, le jeune Fajsz eut enfin l'opportunité de quitter les marais pour rejoindre son nouveau précepteur à Besbána.

Un an plus tard, la plus importante bande de voleurs jamais vue, les "Joyeux Compagnons", commença à ravager les terres de l'Empire. La Posvány ne fut guère épargnée, obligeant le comte Árpad à organiser une véritable chasse à l'homme dans les environs de Nagyvaros. En tant qu'écuyer, Fajsz suivit donc naturellement son suzerain à la guerre, ce qui ne manqua pas d'inquiéter ce-dernier. En effet, il avait rapidement constaté que le jeune homme n'était pas vraiment dégourdi dans l'art du combat, notamment du fait de sa relative faiblesse physique, surtout pour un posvanéen. Par ailleurs, ne l'ayant pris à son service que quatre mois plus tôt, il n'avait pas eu le temps de lui organiser un entrainement adapté qui aurait pu atténuer ce terrible désavantage. Face à pareille situation, il craignait à raison que son jeune pupille ne passe pas l'année.

Pourtant, la suite des évènements prit une tournure bien différente. Le comte avait habilement réussi à leurrer un important groupe de bandits à l'intérieur d'un petit bois où il avait préalablement monté une embuscade. Árpad n'avait à ce moment pas beaucoup de troupes à sa disposition et fut donc obligé d'employer l'intégralité des hommes disponibles, y comprit son infortuné écuyer. A peine une minute après avoir lancé l'assaut, le géant avait déjà occis deux adversaires à l'aide de son impressionnante épée à deux mains. Il réalisa alors qu'il s'était laissé emporter par la fièvre du combat et chercha aussitôt du regard son faible écuyer, craignant qu'il n'ait déjà rejoint son prochain cycle de réincarnation. Le comte savait que Fajsz n'avait encore jamais participé à de vrais affrontements, où chaque choix était question de vie ou de mort. Même pour le plus courageux des écuyers, l'odeur du sang et surtout le premier homme tué, représentaient une expérience terrifiante et traumatisante. Mais c'est alors qu'un rire sonore, presque inhumain, parvint à ses oreilles malgré les tumultes de la bataille. Le jeune Gyötrelem avait lâché son bouclier et enfonçait sa hache dans le corps meurtri d'un bandit recroquevillé sur le sol. Ce-dernier était encore vivant car chaque coup donné par le dément visait une partie non-vitale du corps. Fajsz avait complètement perdu conscience de son environnement, s'amusant à lentement charcuter son infortunée proie tout en s'esclaffant sans retenue. Quelques mètres plus loin, deux autres membres des Joyeux Compagnons regardaient la scène sans bouger, horrifiés par cet acte insensé. Árpad étripa les deux spectateurs d'un seul mouvement de son épée et saisit son écuyer par l'épaule, le secouant légèrement afin de le sortir de sa transe. Fajsz réalisa aussitôt avec horreur qu'il s'était laissé emporter par cette ambiance fort plaisante. Craignant que ce fut là son dernier jour au service du comte, il leva doucement les yeux vers son suzerain... découvrant alors un regard sévère et plein de reproches.

Mais grand guerrier redonna simplement son bouclier au jeune apprenti, puis reprit le combat sans un mot. Étonnamment, au fil des années et contrairement au Baron Bajnok, Árpad ne chercha absolument pas à réprimer la folie de son vassal. Bien au contraire, il l'encouragea ! Fajsz pensa alors qu'il avait été réprimandé pour avoir laissé tomber son bouclier lors d'un affrontement. La réalité était toute autre. Le suzerain de Posvány, pourtant habitué aux scènes d'horreur, avait d'abord éprouvé un certain malaise en voyant un être humain faire preuve d'autant de sauvagerie. Il en avait parlé avec l'un de ses chevaliers qui l'avait convaincu de l'encourager dans sa folie, voyant là un outils atrocement efficace à utiliser un jour contre les Khösz. Ainsi, la traque des Joyeux Compagnons offrit de nombreuses occasions au jeune homme d'assouvir son vice, et pour chaque combat, il éprouvait un peu plus de reconnaissance envers son merveilleux suzerain. Ce furent pour ainsi dire les plus belles années de sa vie.

En 1234, alors âgé de dix-neuf ans et en pleine expédition aux côtés du comte, Fajsz apprit la mort de son grand-père suite à un hiver trop rigoureux pour ces vieux os, faisant de lui le nouveau Baron de Bodva. Cette nuit là, le jeune homme pleura à chaudes larmes. Pas parce qu'il avait perdu le dernier membre vivant de sa famille, mais parce que cela signifiait qu'il allait devoir quitter la chasse aux bandits pour se consacrer à son domaine. Le lendemain, le jeune homme fut convoqué par Árpad au centre du campement. Ses deux genoux dans la boue, Fajsz jura de vénérer Sattva, de défendre Rajas et d'honorer Tamas. Enfin, il se releva et prêta l'ultime serment de fidélité à son suzerain et maître. Pour clôturer la cérémonie, le géant balança son bras et colla une magistrale baffe au jeune écuyer. Tombant presque à terre sous la violence du coup, il se redressa néanmoins en tant que chevalier. Le comte enlaça alors chaleureusement son vassal encore légèrement sonné, rapidement suivit par tous les autres seigneurs présents. Fajsz réalisa alors pourquoi il aimait tant la guerre. Ce n'était pas à cause du sang et des massacres, non. C'était surtout parce qu'il n'y avait qu'au milieu de l'horreur que de tels liens fraternels pouvaient se développer. Entouré ainsi par ses compagnons d'armes, il avait l'impression certaine de ressentir pour la première fois l'amour d'une famille...
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A la vie, à la mort. Fidèles et fraternels.
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Souhaitant éviter que la lignée des Gyötrelem ne s'arrête avec le jeune Baron de Bodva, le Comte Árpad proposa astucieusement de lui offrir dans deux ans la main de sa cousine, Rozsa, qui n'avait encore que douze ans à l'époque. Honoré par une telle proposition et conscient de la responsabilité qui lui incombait désormais, le chevalier regagna ses lointaines terres ancestrales, bien décidé à accomplir avec fierté son devoir de vassal. Sans l'influence délétère de son grand-père, Fajsz profita pleinement de ses nouvelles attributions, en commençant par adopter son premier molosse. Durant un temps, encore euphorique après les récents évènements, il n'eut même pas à assouvir son vice. Calme et déterminé, il apprit progressivement à gérer sa baronnie avec fermeté. Puis quand finalement l'appel du sang raisonna en son cœur, il découvrit qu'un moyen tout à fait légal lui permettait de se satisfaire : la Justice. En tant que juge suprême de ses terres, il pouvait prononcer la sentence de son choix pour chaque infraction. Bien sûr, il restait juste car il n'avait aucun intérêt à provoquer l'ire de ses gens, mais cela ne l'empêchait guère d'être cruel. Ainsi, il fut progressivement amené à développer de nombreuses techniques de tortures ainsi que les châtiments les plus sanglants de l'Empire. Bientôt, il n'y eut même plus de bourreau dans la baronnie de Bodva, Fajsz s'occupant systématiquement des punitions données. Les exécutions étaient spectaculaires et attiraient d'ailleurs de nombreuses personnes. L'effet retord, c'était qu'il y avait de moins en moins de criminels, voir d'affaires à juger, le peuple ayant rapidement compris qu'il valait mieux s'arranger à l'amiable.

Alors, au grand plaisir du Comte de Posvány, Fajsz porta son attention sur les Khösz. Cela faisait bien longtemps que ces barbares n'avaient pas lancé d'invasion à grande échelle, mais de petits groupes de pillards tentaient chaque année de s'attaquer à la région. On ne vit jamais de baron plus zélé dans l'accomplissement de son devoir de protection. En correspondance permanente avec les postes frontaliers, le jeune seigneur s'attaquait systématiquement aux forces ennemies dans l'espoir d'en capturer le plus grand nombre. Les Khösz comprirent très vite que s'ils affrontaient le Cerbère Rouge, comme ils l'avaient baptisé, il valait mieux préférer le suicide à l'emprisonnement. Ceux n'ayant eu ni l'opportunité ni le courage de mourir, servirent de matières premières aux œuvres d'art sanglantes du Bourreau de Posvány.

Bien des années plus tard, lors de la guerre de Feynes, le Baron de Bodva gardait la frontière tandis que les deux fils de son suzerain étaient partis au combat, bravant la décision de leur père. C'est Rozsa, devenu maintenant la femme de Fajsz, et alors enceinte de son cinquième enfant, qui lui annonça la nouvelle de la mort de la progéniture d'Árpad. Dame Rozsa n'aimait guère ce mari sanguinaire et rustre, mais accomplissait néanmoins son devoir d'épouse avec diligence. Rien ne l'obligeait néanmoins à y mettre les formes et elle blâma Fajsz pour la mort de ses deux cousins, prétextant qu'il aurait dû être à leurs côtés au lieu de jouer avec ses victimes. Le baron fut dévasté par cette accusation car même s'il accomplissait son devoir en protégeant le nord du comté, il ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable après une telle nouvelle. Il chercha longtemps à écrire à l'homme qui changea sa vie des années auparavant, mais jamais il ne trouva les mots. Plus le temps passait et plus sa culpabilité grandissait.

Un an après, la peste frappa la région. Dame Rozsa tomba rapidement malade car déjà fragilisée par son récent accouchement. Bien que n'ayant pas parlé au comte depuis les terribles évènements de l'été 1247, il se résout à lui envoyer une missive pour le prévenir. Rongé par la culpabilité et toujours en proie à son terrible vice, Fajsz allait en plus devoir faire face à l'ennemi le plus terrible de l'humanité... Un adversaire invisible et mortel qu'on ne pouvait pas torturer...


Compétences

■ Animaux (Chiens) - Niveau 2
■ Armes blanches (Hache de Guerre et Bouclier) - Niveau 2
■ Étiquette - Niveau 1
■ Intimidation - Niveau 2
■ Science (Torture) - Niveau 2
■ Sport (Chasse) - Niveau 2
■ Sport (Équitation) - Niveau 1
■ Survie (Marécages) - Niveau 2
Derrière l'écran

■ Etes-vous majeur ? - Oui
■ Avez-vous lu le règlement - Validé par Cristo
■ Comment-êtes vous arrivé sur Les Serments d'Eurate ? - J'ai vu une critique sur le forum antredurpg
■ Une suggestions ? - Donner accès a un descriptif des comtés dans chaque duché
■ Ce personage est-il un DC, et si oui de qui ? - Non




Dernière édition par Eystein le Mar 17 Oct - 10:45, édité 28 fois
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MessageSujet: Re: Baron Fajsz de Bodva, le Bourreau de Posvány   Sam 14 Oct - 4:55

Oh un rival pour Alex.
Bienvenue à toi.

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MessageSujet: Re: Baron Fajsz de Bodva, le Bourreau de Posvány   Sam 14 Oct - 10:38

Merci Joanna !

J'imagine que tu parles d'Alexandre de Terresang, non ? J'avais lu sa fiche quand je cherchais un comte à servir, je vois pourquoi tu dis cela (et c'est vrai que ça aurait fait un peu redondant si j'avais été chez lui). Ceci-dit, même si l'on se retrouve sur le côté impitoyable, j'ai l'impression que son personnage est beaucoup plus calculateur et froid que le miens. Un bain de sang servira avant tout à sa cause. Mon perso est juste un consanguin timbré qui se cherche des excuses. Son personnage est intelligent, le miens est surtout passionné ^_^
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MessageSujet: Re: Baron Fajsz de Bodva, le Bourreau de Posvány   Sam 14 Oct - 20:20

Oh, un Posvanéen ! Je connais un Comte qui va être content.

Bienvenu, Baron au nom imprononçable ! cheers

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MessageSujet: Re: Baron Fajsz de Bodva, le Bourreau de Posvány   Dim 15 Oct - 9:34

My god, je suis verni *__*

VIENS LA QUE J'T'EMBRASSE, VASSAL !

Bienvenue, si tu souhaites qu'on parle, je suis dispo sur Discord maintenant Very Happy

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MessageSujet: Re: Baron Fajsz de Bodva, le Bourreau de Posvány   Dim 15 Oct - 13:22

Ça manquait de fous furieux par ici ^^

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MessageSujet: Re: Baron Fajsz de Bodva, le Bourreau de Posvány   Lun 16 Oct - 11:57

Un autre barbu!!! O*O Ca va commencer à faire du poils, dis donc! Va y avoir des jaloux!

Bienvenue Fajsz! ^^ (le nom où tu te roule la tête sur le clavier par excellence!) T'en fais pas, on est pas tous aussi fous que ton Comte. Si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas, on est là pour ça ^^

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MessageSujet: Re: Baron Fajsz de Bodva, le Bourreau de Posvány   Lun 16 Oct - 13:37

Hey ! Merci à tous pour votre accueil ! Alors quand même, j'ai quelque chose d'important à signaler : je ne suis pas barbu ! Je suis le Baron Moustache ! Je crois même être le seul moustachu du continent ! Jamais ô grand jamais je n'irai concurrencer la magnifique barbe de mon suzerain ! Je me bats dans une toute autre catégorie ! Very Happy

Bon à part ça, je suis toujours entrain d'écrire mon BG en accord avec Arpad qui est harcelé par mes nombreuses questions ^_^
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MessageSujet: Re: Baron Fajsz de Bodva, le Bourreau de Posvány   Lun 16 Oct - 18:36

Bienvenue à toi, cher ... euh ... compère de meurtres et d'autres joyeuseté qui se fête avec du sang ? XD

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MessageSujet: Re: Baron Fajsz de Bodva, le Bourreau de Posvány   Lun 16 Oct - 19:18

Merci compagnon tortionnaire !

J'en profite pour dire que j'ai globalement fini. Il faut encore que je relise (histoire de corriger les fautes par exemple) et mon suzerain doit également vérifier ce que j'ai écris (il le fera demain).

EDIT : normalement c'est bon !
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